Visite pastorale de notre Archevêque 5 février 2012

avril 1st, 2012

dscn4734.jpgdscn4737.jpgdscn4740.jpgdscn4779.jpgdscn4766.jpgdscn4745.jpg

janvier 16th, 2012

Théophanie 2012  Mt 3, 13-17  Tt 2, 11-14, 3, 4-7

 

            Nous fêtons la Théophanie. Une Théophanie est une manifestation de Dieu. Dieu Se manifeste partout et en permanence, même si notre aveuglement spirituel nous empêche de le voir. Mais dans les Evangiles, la Trinité Se dévoile en tant que telle à l’occasion de deux événements – le baptême du Christ et Sa transfiguration. Aujourd’hui, nous commémorons, nous revivons la première Théophanie, le baptême du Christ dans le Jourdain. Les Trois Personnes de la Trinité Se manifestent au cours de ce baptême qui est décrit dans l’Evangile de la fête. Pendant que “l’Esprit Saint descend comme une colombe et vient sur le Fils de Dieu”, La voix du Père annonce que le Dieu-fait-homme, que Jean vient de baptiser, “est Son Fils bien-aimé, Celui qu’il Lui a plu de choisir”.

            Par Son baptême, le Christ a béni, a sanctifié, a régénéré la nature. Comme les eaux du Jourdain, nous avons été bénis, sanctifiés et régénérés par notre baptême, puis notre chrismation. Qu’avons-nous fait de cette régénération ? De la même façon, nous sommes transfigurés l’espace d’un instant, quand nous communions aux Saintes Espèces, quand nous demandons à Dieu le pardon de nos fautes, quand nous recevons l’onction des malades avec l’espoir d’être guéris de nos infirmités spirituelles et physiques. Ce sont des “rappels” de notre baptême.

            Tout cela est dit d’une autre façon dans le passage de l’épître à Tite qui vient d’être lu: “Le Christ nous a sauvés – écrit l’apôtre Paul, non en vertu d’œuvres que nous aurions accomplies nous-mêmes dans la justice, mais en vertu de Sa miséricorde, par le bain de la nouvelle naissance et de la rénovation que produit l’Esprit Saint (…) répandu sur nous avec abondance afin que justifiés par Sa grâce, nous devenions (…) héritiers de la vie éternelle”.

            Cette rénovation et cette nouvelle naissance nous sont proposées, mais jamais imposées. Nous avons toujours le choix. Le diagnostic est établi: nous sommes malades sur le plan spirituel. Les remèdes sont connus. Mais nous n’avons pas conscience de la situation ou préférons l’ignorer.

            Les Evangiles, les Actes des apôtres, les épîtres de Jacques, Pierre et Jean, qui indiquent clairement la marche à suivre, sont à la portée des enfants dont le Christ nous a dit que nous devions les imiter. Malheureusement, nous nous trouvons souvent dans la position de malades qui préfèrent ignorer le mal dont ils souffrent. Cela nous simplifie la vie, parce que cela ne nous oblige pas à nous soigner et à changer des habitudes bien confortables.

            Une autre image évoque le même problème. Nous aimerions bien être reçus au festin du Royaume où nous sommes conviés, mais sans avoir à revêtir l’habit de noces, sans modifier un mode de vie qui nous convient, sans fournir d’efforts. L’habit de noces de la parabole des invités à un mariage est l’image de ce que nous devons faire pour être sauvés. A l’époque du Christ, les invités pauvres se voyaient prêter des vêtements adéquats pour participer aux repas de noces. Malgré leur pauvreté, ils pouvaient tout de même faire partie des convives. Nous aussi sommes invités. Nous aussi sommes pauvres, en tout cas sur le plan spirituel. Le Christ et l’Eglise nous offrent les moyens de sublimer notre pauvreté.

            Que l’on parle de remède, de médicament ou de vêtement de noce, l’idée est la même. Nous avons besoin d’aide. Cette aide nous est offerte, mais nous en faisons rarement usage.

            Nous avons tous envie d’être sauvés. Mais à quoi accordons-nous le plus d’importance dans notre vie, quelles sont nos vraies priorités, quels sont les remèdes que nous devrions prendre ? Nous essayons tous de devenir meilleurs. Nous savons à quel point il nous est difficile de faire de Dieu notre priorité. Il le sait encore mieux que nous, et Il est miséricordieux. Le Malin le sait aussi et il est très habile à nous faire tomber dans ses pièges. Nous sommes prévenus. Soyons vigilants, soyons persévérants et prenons la bonne direction en utilisant cet excellent guide que sont les Ecritures.  

 

décembre 19th, 2011

Dimanche de la Généalogie   Hb 11, 9-10, 17-40  Mt 1, 1-25

 

                  La semaine dernière l’Eglise fêtait les Ancêtres du Seigneur, c’est-à-dire toutes les personnes citées dans la généalogie de l’Evangile d’aujourd’hui – depuis les Pères de l’Ancien testament à partir d’Adam jusqu’à Joseph. Nous avons fait deux fois mémoire de toutes ces personnes qui ont préparé la venue du Christ, de tous les ancêtres de l’homme que nous appelons Joseph-le-fiancé ou le juste Joseph, de cet homme qui a accueilli le Messie à Sa naissance, parce que Dieu le lui a demandé.

            Le roi David, ses descendants que sont Joseph et Jacques, à la fois frère du Seigneur et fils de Joseph sont fêtés à part, le premier dimanche qui suit la Nativité. Pour des raisons d’ordo qu’il serait trop long d’expliquer, leur fête est reportée cette année au lundi 26 décembre.

            Nous n’avons pas développé dans notre Eglise la notion de Sainte Famille qui est présente en Occident. Nous ne négligeons pas pour autant la personnalité si discrète de l’époux de la Mère de Dieu.

            Bien que complètement Dieu, et donc exempt de péché, le Christ, notre premier exemple à suivre, a du surmonter les faiblesses inhérentes à la nature humaine. Il a connu la faim, la soif, l’angoisse devant la souffrance et la mort. Les saints nous sont eux aussi proposés comme modèles, non pour la perfection qu’ils n’ont jamais atteinte, mais pour leur lutte de tous les instants contre les tentations, contre tous les obstacles érigés par le Malin sur la voie qui mène au salut, et pour la force de leur foi, qui les a aidés à se soumettre à la volonté divine, sans se poser trop de questions. Les icônes canoniques de la Nativité font allusion au premier obstacle qui s’est dressé devant Joseph. Joseph est représenté dans un coin, l’air embarrassé. La jeune fille qui lui a été confiée, celle qui est sa fiancée, est enceinte. Il sait qu’il n’est pas le père. A l’époque une femme qui concevait hors mariage ou qui était coupable d’adultère était passible de lapidation. Joseph ne se met pas en colère, il n’a pas l’intention de faire appel à la justice des hommes, il n’a pas l’intention de punir celle dont il pense qu’elle l’a trahi. Il décide de ne pas la livrer à l’opprobre. Il décide de la répudier discrètement. C’est un homme bon. Mais c’est aussi un homme obéissant. L’évangéliste Matthieu rapporte que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui demanda de garder Marie comme épouse. Il n’est pas certain que Joseph ait compris toutes les explications qui lui ont été données. Mais c’est un homme de foi et il fait ce que Dieu lui demande de faire. Et il le fait bien. Il sera aux côtés de la Mère de Dieu quand elle mettra le Christ au monde, il la mènera en Egypte pour que l’enfant échappe au massacre des enfants de Bethléem. Jusqu’à sa mort, il travaille de ses mains pour subvenir aux besoins de toute sa famille. Les Evangiles apocryphes rapportent qu’il se serait éteint dans les bras du Christ alors âgé de dix-neuf ans.

            Joseph nous est présenté comme modèle pour sa bonté, pour son obéissance à Dieu, même quand il ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive, pour son sens des responsabilités, pour sa modestie et son ardeur au travail. Ce sont les vertus de base qui sont proposées aux moines et aux moniales, mais à nous aussi. Les apôtres étaient des adeptes du travail manuel. L’apôtre Paul fabriquait des tentes pour ne pas vivre aux crochets des premières communautés chrétiennes. “Quel que soit notre travail, faisons-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes” écrit-il dans son épître aux Colossiens. Ce n’est pas toujours facile.             Comme au juste Joseph, il nous est demandé de ne pas juger notre prochain et, en tout cas, de ne pas nous fier aux apparences. Il nous est demandé de nous plier à la volonté de Dieu – ce que nous ne comprenons pas maintenant, nous le comprendrons plus tard, si Dieu pense que c’est nécessaire. Lisons les Ecritures, prions, aimons notre prochain, respectons les commandements, inspirons-nous des Béatitudes et “la sagesse qui nous fait défaut nous sera donnée” – écrit l’apôtre Jacques.

            Pensons à tout cela en nous préparant à fêter le plus dignement possible la naissance du Messie.        

décembre 12th, 2011

Luc 10, 25-37  Ep. 4, 1-6  La mégalomartyre Sainte Barbara et Sainte Julianie martyre

           

            La fête de la Nativité est précédée d’un carême de 40 jours. Nous observons le Grand-carême, avec plus ou moins de rigueur. Celui de Noël est souvent négligé, pour un certain nombre de raisons. Nous comprenons que la Fête de Pâques est précédée de la Passion du Christ, et nous pouvons être enclins à associer nos efforts aux souffrances du Christ, parce que dans notre imaginaire un carême est associé à des désagréments matériels de toutes sortes, à une forme de tristesse. Nous faisons alors deux contresens. Nous pensons qu’en observant un carême nous “faisons plaisir à Dieu”, et partons du principe que pour faire plaisir à Dieu, nous devons fournir des efforts qui seront pénibles et que leur degré de pénibilité sera proportionnel au “plaisir” que Dieu éprouvera en retour.

En résumé, “carême” est synonyme “d’inconfort majeur”. Nous avons tout faux. Le p. Alexandre Men’ dit avec beaucoup de bon sens que Dieu n’a pas grand-chose à faire de ce que nous avons dans notre assiette, et que nous observons le carême pour nous et non pour Dieu.

L’ aspect alimentaire, l’aspect purement matériel est bien moins important que l’aspect spirituel. Mais si nous ne sommes pas capables de fournir d’efforts quand c’est plutôt simple, quand il s’agit de nos menus, quand il s’agit de nos distractions, comment pouvons-nous espérer être à la hauteur des efforts spirituels qui sont demandés, alors qu’ils sont bien plus difficiles à fournir. Un carême devrait être joyeux. Si quelques limitations de notre vie sociale et de nos distractions nous dérangent, si une fréquentation plus régulière des offices nous apparaît comme une corvée, si une forme d’ascèse qui n’a pas grand-chose à voir avec celle des moines du désert assombrit notre humeur, c’est que nous faisons fausse route. Dieu n’attend pas de nous de l’auto-flagellation, Il n’attend pas une quelconque recherche de la douleur qui serait rédemptrice. Il attend de nous que nous essayions de revenir à l’essentiel, à ce qui devrait être le plus important dans notre vie. Il nous demande de réajuster nos priorités en fonction de Lui. Plus notre vie s’est éloignée de ce qu’elle devrait être, plus l’effort demandé nous est pénible. Faisons honnêtement chacun notre examen de conscience. Demandons-nous ce qui nous gêne dans l’ascèse, et nous verrons alors clairement quels sont les obstacles qui se dressent devant nous sur le chemin qui mène au Royaume.  

Nous fêtons aujourd’hui deux martyres et Saint Jean Damascène. La vie de Sainte Barbara qui vécut au 3-ème siècle n’a été rédigée que trois ou quatre siècles plus tard. Il existe plusieurs versions différentes. Mais si l’on ne sait pas trop où elle est née, a vécu, et a connu le martyre, car il y a au moins trois versions, ses différentes hagiographies s’accordent sur l’essentiel. Sainte Barbara a vécu au Moyen-Orient. Son père appelé Dioscore était un riche païen. Sa fille était très belle. Pour la mettre à l’abri des convoitises, il l’enferma dans une tour. La solitude, l’observation de la nature et la méditation ont préparé la future sainte au baptême qu’elle reçut d’un prêcheur chrétien de passage. Apprenant que sa fille était devenue chrétienne, Dioscore commença par tenter de la dissuader, puis, très en colère, il la menaça de mort. Après une fuite dans les montagnes avoisinantes, Sainte Barbara est rattrapée et amenée par son père devant un juge. Après de nombreuses tortures, plus affreuses les unes que les autres, mais qui resteront inefficaces, Sainte Barbara sera décapitée par son propre père. Elle sera accompagnée dans son martyre par Sainte Julianie dont la conversion serait liée à celle de Sainte Barbara.

Ces martyres ont aimé le Christ plus que leur vie. Elles nous font prendre conscience du chemin qui reste à parcourir, et rendent dérisoires nos discussions sur le bien-fondé des carêmes. Les martyres nous servent de références, d’autant plus que nous n’encourons pas les mêmes risques.

novembre 6th, 2011

Parabole du semeur Lc 8, 5-15  Ga 2, 16-20

 

            Nous avons tous la double nationalité. Biologiquement, nous sommes citoyens de ce monde, au même titre que tous les habitants de la terre, et nous partageons avec eux ce que nous estimons être nos besoins, même si ces besoins sont parfois peu compatibles avec notre autre citoyenneté, celle du Royaume, que nous avons obtenue le jour de notre baptême et de notre chrismation. Citoyens du monde, nous aspirons à une vie confortable dans tous les domaines, citoyens du Royaume, nous faisons notre possible, ou nous devrions faire notre possible, pour devenir des justes, en répondant à l’appel de Dieu qui voudrait que nous soyons parfaits, comme Il est parfait. Nous sommes, d’une certaine façon, écartelés entre la volonté de satisfaire nos besoins réels ou imaginaires et notre désir de nous conformer à la volonté divine. Dans l’extrait de l’épître aux Galates qui a été lu aujourd’hui, Saint Paul explique que “personne ne sera justifié par les œuvres de la loi”. La justification par les seules œuvres est impossible pour deux raisons – la première, sous-entendue, est que même si nous faisons tout pour observer la loi, c’est-à-dire la mise en pratique des deux commandements qui sont la source de tous les autres, l’amour de Dieu et du prochain, nous sommes de toutes façons imparfaits depuis la chute d’Adam. La deuxième raison est que “si nous avions atteint la justice par la seule observation de la loi, le Christ serait mort pour rien” – écrit l’apôtre.

            Pour quelles raisons le Christ S’est-Il laissé crucifier sur la croix ? Dans la tradition Juive, les pécheurs offraient des animaux en sacrifice pour expier leurs péchés. Le Christ S’est offert Lui-même pour que nos péchés soient effacés. Cette expiation ne peut être effective qu’avec notre collaboration. Dieu nous a toujours laissés libres. Il a laissé le premier homme libre, Il nous a laissés libres de la même façon. Adam a fait un mauvais usage de sa liberté, c’est ce que nous faisons aussi en permanence, consciemment ou inconsciemment. Pour que le sacrifice du Christ n’ait pas été vain, selon les paroles de Saint Paul, il faut que nous prenions conscience de notre état de pécheurs, de notre impossibilité de nous en tirer tout-seuls, et que, malgré cela, nous fassions notre possible pour observer la loi. Cela signifie que nous ne devons pas négliger les œuvres, même si elles ne sont pas suffisantes pour notre salut, parce que nous croyons que l’Esprit viendra compenser notre faiblesse et notre imperfection. La foi palliera nos insuffisances dans le domaine des œuvres et nos œuvres seront prises en compte grâce à notre foi. La foi et les œuvres sont étroitement liées, elles sont interdépendantes. Nous ne serons pas jugés sur nos résultats, sinon nous serions tous condamnés, mais sur notre persévérance, comme le souligne l’apôtre Jacques, frère du Seigneur, et nous serons sauvés par notre foi en la mansuétude de Dieu.

            Nous sommes pris en tenailles. Deux dangers nous guettent: l’orgueil, qui nous laisse parfois croire que tout dépend de nous et que, si nous menons une vie à peu près droite, nous serons sauvés, et le manque de foi qui nous décourage quand nous pensons que tous les efforts sont inutiles, puisque nous n’arriverons jamais à être parfaits. Dans la pratique, cela signifie que nous devons vivre, comme si tout dépendait de nous, sans sombrer toutefois dans le désespoir, parce qu’en fin de compte tout dépend de du pardon de Dieu qui aime les justes, mais aussi les pécheurs.

            La parabole du semeur est une des plus connues et des plus commentées. Comme les apôtres ont eu peur de ne pas la comprendre, le Christ l’a expliquée. Nous pouvons nous reconnaître dans tous les cas de figure qui sont évoqués.

            Il nous arrive d’entendre la parole, sans vraiment l’écouter. Il nous arrive aussi de l’écouter, d’y adhérer, puis de l’oublier dès qu’une tentation prend sa place dans notre esprit. Il nous arrive aussi de mettre la parole en pratique, jusqu’au moment où nous trouvons qu’il y a mieux à faire. Ce thème est développé dans une autre parabole, celle des invités qui trouvent tous une excuse plus ou moins valable pour ne pas se rendre au festin auquel ils sont conviés. Il nous arrive aussi “d’écouter la parole, de la retenir et de l’appliquer avec persévérance”. Il n’est pas dit que nous sommes alors devenus parfaits, il est dit que la parole portera alors des fruits. La persévérance est vraiment une vertu fondamentale.

            Il semble, malheureusement, que nous nous reconnaissions surtout dans les premiers cas de figure, quand la parole semée est balayée d’une façon ou d’une autre. Demandons le soutien de l’Esprit afin que nous puissions nous reconnaître en celui qui a entendu, a assimilé la parole, l’a appliquée et continue de l’appliquer, envers et contre tout, et a fait prévaloir sa citoyenneté du Royaume sur celle du monde.

novembre 6th, 2011

Saint Jacques, frère du Seigneur  Luc 6, 31-36  Mt 13, 53-58   2 Co 11, 31- 12, 9  Ga 1, 11-19

 

                  Nous fêtons aujourd’hui saint Jacques, le frère du Seigneur, le premier évêque de Jérusalem. Selon notre tradition, l’Apôtre Jacques est l’aîné des enfants que saint Joseph a eus avec Salomé, sa première femme, avant d’être veuf et de prendre Marie pour épouse. Dans les Evangiles de Marc et de Matthieu, il est écrit que les fidèles d’une synagogue de Nazareth, qui connaissaient le Christ, leur ancien voisin, s’étonnaient de Son érudition et de Sa sagesse, un jour où Il prit la parole au cours d’un office: ” Quelle est cette sagesse qui Lui a été donnée, si bien que même des miracles se font par Ses mains ? N’est-ce pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie et Ses frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et Ses sœurs ne sont-elles pas ici, chez nous ?” – est-il écrit.

            Le texte est si explicite qu’il est difficile de comprendre pourquoi en Occident, les frères “par alliance” du Christ sont devenus des cousins.

            La tradition juive, celle du Christ et de Ses apôtres est, a priori, une tradition orale, ce qui explique que de nombreux détails de la vie du Christ, de Sa mère et de Son beau-père, n’aient pas été rapportés dans les Evangiles, parce qu’ils étaient connus de tous. Les premières générations de chrétiens n’ont eu accès aux Evangiles que dans leur version orale. Les Evangiles ont été mis par écrit au cours de la fin du premier siècle, après la rédaction et l’envoi des épîtres de Paul et des autres apôtres. Le problème est que cette tradition orale s’est rapidement perdue dans le monde chrétien, même si elle a été maintenue chez les premiers Pères de l’Eglise, et elle a été remplacée par des versions écrites lues pendant les offices, que ce soient les Ecritures, ou les vies des saints et les explications des fêtes que l’on retrouve dans les synaxaires. C’est en référence à la tradition orale que, dans notre Eglise, les fidèles suivent les offices en les écoutant, et n’ont pas recours à des versions écrites comme chez nos frères catholiques ou protestants.

            La tradition orale rapporte que le futur Saint Jacques, le premier des enfants de Joseph, était déjà un Juste. Il avait adopté dès l’enfance un mode de vie qui ressemblait beaucoup à celui de Saint Jean-Baptiste. Sa conversion s’est opérée après la Résurrection du Christ. Il est écrit dans les Actes des apôtres, qu’après l’Ascension, les apôtres se sont réunis dans une maison de Jérusalem, “avec quelques femmes, dont la Mère de Jésus et les frères de Jésus”. C’est à ce moment qu’il aurait été choisi par le collège des apôtres pour présider la communauté de Jérusalem, même s’il n’apparaît nommément qu’aux chapitres 12, puis 15 et 21 des Actes des Apôtres. L’apôtre Pierre, délivré miraculeusement de la prison où il avait été interné, demande que l’on avertisse Jacques et les autres frères de la communauté de Jérusalem. Ensuite, il est rapporté que l’apôtre Jacques a pris la parole au cours de ce qu’on appelle généralement le premier Concile de Jérusalem. Cela nous conforte dans l’idée que si l’évangéliste Luc n’a pas fait d’allusion directe au rôle joué par Saint Jacques dans les 11 premiers chapitres des actes des apôtres, c’est que dans le contexte de la tradition orale, il était inutile d’insister sur ce point, puisque tout le monde le savait.

            La mort en martyre de l’apôtre Jacques, frère du Seigneur, vers l’an 62 est racontée dans le synaxaire. Invité à prêcher devant le Temple de Jérusalem, il sera lapidé par une foule hostile et achevé à coup de bâtons.

               L’apôtre Jacques nous a laissé la liturgie qui porte son nom et dont se sont inspirés les auteurs des liturgies qui ont suivi. Il est l’inspirateur de l’office de l’onction des malades que nous célébrons régulièrement, ne serait-ce que pendant le Grand carême, et il nous a laissé une épître qui a le mérite d’être claire, accessible à tous, et dont presque chaque ligne mériterait d’être apprise par cœur. Le Christ a demandé que l’on laisse venir à Lui les enfants. Son enseignement devait toujours être accessible. C’est ce que Saint Jacques, le frère du Seigneur a réussi à faire.

 

 

 

 

 

 

 

octobre 10th, 2011

Matthieu 15, 21-28   2Co 6, 16-7,1

 

            Le récit de la guérison de la fille de la Cananéenne est source de nombreuses réflexions. L’on peut mettre l’accent sur l’impatience des apôtres qui sont agacés par l’insistance de la femme. Saint Paul a dit que “l’amour devait être patient”. Les apôtres ne le sont pas. Ils sont humains. Ils forment une garde rapprochée autour du Christ, et se sentent supérieurs à la foule. D’abord parce qu’ils ont été choisis par le Christ - ils font partie de Ses proches, ensuite parce qu’ils ne sont pas païens comme la Cananéenne. Et le Christ semble abonder dans leur sens. « Il n’a été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » - dit-il à la Cananéenne qui, manifestement, ne fait pas partie de cette maison. Et, pire encore, Il ajoute “ qu’il n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens ”. En d’autres mots, le peuple Juif, le peuple qui a été choisi par Dieu, le peuple à qui se sont adressés les prophètes, le peuple qui a reçu la loi, ce sont les enfants. Les autres sont de petits chiens. Dans le monde sémitique, le chien était loin d’être l’animal domestique favori. Le fait de parler de « petits chiens » atténue à peine l’injure. Le Christ pousse la Cananéenne dans ses derniers retranchements, mais elle est prête à tout entendre, à tout supporter du moment que sa fille est guérie. Elle sait que le Christ est capable de la guérir et elle obtient la guérison qu’elle a demandée avec tant d’insistance, avec tant de foi. Quelle leçon le Christ a-t-Il voulu donner d’abord à Ses apôtres, ensuite à la foule ?

            Notre foi est-elle suffisante ? C’est la première question que nous devons nous poser.

            Ensuite, une constatation s’impose, le Christ est venu pour sauver les justes comme les pécheurs, la fille de la Cananéenne, comme Son ami Lazare. Il écoute la prière des justes, mais aussi celle de ceux qui insistent, de ceux qui persévèrent, de ceux qui ne baissent pas les bras, même quand la situation semble désespérée. Il a une petite préférence pour les pécheurs, parce qu’ils estiment ne rien mériter, parce qu’ils considèrent toute attention de la part de Dieu comme un cadeau. En ce qui nous concerne, cela signifie que notre statut de chrétiens nous donne des devoirs et non des droits, même s’il nous accorde certains privilèges dont nous ne sommes pas vraiment conscients et dont nous ne profitons pas assez. Le Christ est parmi nous quand nous sommes deux ou trois réunis en Son Nom. Il nous arrive d’être un peu plus nombreux que cela le samedi soir quand nous nous retrouvons pour célébrer des vêpres. Mais, même s’il n’y a pas foule, le Christ est tout de même parmi nous, parce qu’Il l’a promis. C’est un immense privilège. Au cours de la liturgie, le Christ est doublement présent et Sa  présence se matérialise au moment de la communion aux Saintes Espèces. C’est le privilège suprême.

            Mais ne regardons pas les autres de haut, parce qu’ils ne sont pas orthodoxes, parce qu’ils ne sont pas chrétiens. N’oublions pas que les apôtres qui ont vécu aux côtés du Christ pendant environ trois ans, qui ont été les témoins de tous Ses miracles, qui ont bénéficié d’un enseignement  qui leur était réservé, n’oublions pas que ces apôtres ont perdu la foi le jour de la crucifixion et que le premier homme de leur génération à être sauvé a été le Bon larron, le brigand qui a trouvé les paroles justes et qui a éprouvé les sentiments qu’il fallait, alors qu’il était cloué, pour tous ses crimes, sur la croix voisine de celle du Christ.

            L’enseignement du Christ, Sa présence parmi nous et en nous, l’aide de l’Esprit “qui est partout présent et qui emplit tout”  nous enlèvent  toute circonstance atténuante. Nous sommes loin d’être des publicités vivantes pour le Christ. Suivons l’exemple de la Cananéenne dont la foi a effacé son statut de païenne, alors que notre comportement ressemble plus à un comportement de païens qu’à celui de chrétiens. Soyons persévérants et insistants comme elle. Repentons nous comme le Bon larron. Rien n’est perdu. Si nous le demandons très fort, si nous avons vraiment le désir de vivre comme il le faudrait, nous obtiendrons l’aide qui nous permettra de marcher à peu près droit en direction du Royaume. Nos faiblesses seront pardonnées. Nous nous relèverons de nos immanquables chutes spirituelles à partir du moment où nous nous présenterons devant Dieu comme l’enfant prodigue s’est présenté, avec une profonde humilité, devant le père qu’il avait trahi. Nous ne méritons rien, mais nous devons avoir foi en la mansuétude divine. Cette foi ne doit pas faiblir, même si Dieu ne nous accorde pas toujours ce que nous demandons. Acceptons-le comme une manière d’éprouver notre foi. Et prenons la mesure de l’une des phrases du Notre Père que nous répétons quotidiennement, souvent de façon trop mécanique. Que Ta volonté soit faite !

    

octobre 3rd, 2011

Mt 22, 35-46  Lc 6, 17-23  Ga 5, 22 – 6, 2   2 Co 4, 6-15

                  Dans les deux lectures de l’Evangile, comme dans les deux lectures de l’Apôtre, nous avons un résumé de ce qu’on pourrait appeler le mode d’emploi à suivre pour être chrétien. “La lumière qui brille au milieu des ténèbres, le Christ, brille dans le cœur du chrétien” écrit l’apôtre Paul dans l’extrait de la deuxième épître aux Corinthiens d’aujourd’hui. Il ajoute immédiatement la phrase-clef de cet extrait: “ce trésor, nous le portons dans des vases d’argile, pour que cette incomparable puissance soit de Dieu et non de nous”. Cela signifie que, seuls, nous ne pouvons rien, que nous soyons apôtres ou simples disciples. Nous savons que le débat entre l’importance respective des œuvres et de la foi est faux. Elles sont indissociables. Les œuvres sans la foi sont vaines, et une foi qui ne se manifeste pas par des œuvres n’est pas une vraie foi, mais une connaissance stérile, dans la mesure où elle ne débouche sur rien. Notre quête de la perfection, notre recherche du salut ne pourront apporter que des frustrations, si nous ne sommes pas soutenus par notre foi en la miséricorde divine qui seule peut pallier nos insuffisances. Notre fragilité, notre imperfection ne nous permettront jamais de devenir des justes par nos seules forces. Nous devons donc commencer par nous laisser faire par l’Esprit, et Lui demander de nous guider en permanence. La voie vers le salut peut alors s’ouvrir devant nous. Elle est balisée. Le Christ indique clairement ce qu’il faut faire dans les deux Evangiles du jour qui se complètent parfaitement.

            Les plus de 600 commandements observés par les Juifs, les 10 commandements dictés par Dieu à Moïse sont résumés en deux commandements essentiels, à partir de deux citations de l’Ancien testament: “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée” et “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”. Conscient des difficultés que nous éprouvons à aimer Dieu que nous ne voyons pas, l’évangéliste Jean indique la marche à suivre: “celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne peut aimer Dieu qu’il ne voit pas. (…) Celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère.” Cela signifie que celui qui prétend aimer Dieu, mais n’aime pas son prochain, est un menteur et que celui qui aime vraiment Dieu, aime naturellement son prochain. Commençons par vraiment aimer notre prochain, nous aimerons alors vraiment Dieu.   

            Les deux commandements essentiels dont “dépendent toute la Loi et les prophètes”, pour citer le Christ, sont complétés par les Béatitudes dont nous avons écouté la première partie, dans la version de l’évangéliste Luc. Cette première partie reprend, en les réduisant,  tous les éléments des Béatitudes de la version de Matthieu, que nous chantons au début de la liturgie. Sans la version de Matthieu, nous pourrions faire des contre-sens dans leur interprétation.

            “Heureux les pauvres, le Royaume de Dieu est à vous”. Il ne s’agit pas de la pauvreté matérielle. Les Chinois, Indiens, Africains et Sud-Américains qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté ne sont malheureusement pas automatiquement sauvés. Il s’agit du détachement par rapport à tous les biens matériels, intellectuels, et même spirituels qui peuvent nous détourner de Dieu, si nous en devenons les esclaves.

            “Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés”. Là aussi, il ne s’agit pas d’une faim matérielle, qui est neutre sur le plan spirituel. L’extrême pauvreté peut conduire au salut, comme à la perdition. Il s’agit d’une faim spirituelle, de la soif d’infini à laquelle le Christ a fait allusion dans son dialogue avec la Samaritaine qui allait puiser de l’eau.             “Heureux, vous qui pleurez maintenant, vous rirez”. Il ne s’agit pas d’une promotion de l’auto-flagellation. La recherche de la douleur n’est prônée nulle part dans le Evangiles, elle ne rend pas le chrétien meilleur. Heureux ceux qui sont conscients de leur état de pécheurs et que cela afflige.

            Le dernier point, lui, ne prête pas à confusion. Heureux sont ceux qui souffrent uniquement parce qu’ils sont chrétiens, et qui, rejetés par le Monde pour cette raison, ne renient pas le Christ. 

            Si nous observons les deux commandements essentiels, si nous restons humbles, nous “les vases d’argile”, si nous adoptons le mode de vie et l’attitude qui découlent des Béatitudes, nous récolterons les “fruits de l’Esprit” évoqués par l’apôtre Paul au 5-ème chapitre de son épître aux Galates où, allant un plus loin que l’évangéliste Jean, il réduit les deux commandements essentiels en un seul: “la loi tout entière trouve son accomplissement en cette unique parole: tu aimeras ton prochain comme toi-même”. Il ajoute que “si nous sommes conduits par l’Esprit, (…) nous récolterons les fruits de l’Esprit que sont: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi”.

            Lisons et relisons les Ecritures. Imprégnés par elles “nous vivrons alors peut-être par l’Esprit et marcherons aussi sous son impulsion”, comme ont essayé de le faire les Galates après avoir reçu l’épître qui leur était destinée.

             

septembre 24th, 2011

Matthieu 21, 33-42

                  Sous une forme simple, à la portée de tous, les paraboles permettent de rendre accessibles des concepts difficiles à comprendre. Elles captent l’attention des auditeurs qui, surtout en Orient, apprécient un genre qui s’apparente aux contes. Mais les paraboles peuvent être sujettes à plusieurs interprétations et le Christ en dévoile les clefs quand Il pense que les apôtres risquent de faire fausse route.

            Même sans l’aide de l’évangéliste Matthieu qui donne son interprétation, tout semble simple. Le propriétaire, c’est Dieu le Père. La vigne entourée de clôture, c’est la Terre d’Israël, la Terre promise. Le voyage entrepris par le propriétaire, c’est l’absence de Dieu, telle que nous la vivons en raison de notre cécité spirituelle; c’est la non-ingérence de Dieu dans nos vies, lorsque nous voudrions qu’Il agisse, quand nous traversons des moments difficiles, alors qu’Il respecte notre liberté. Les vignerons sont le Peuple élu, les Hébreux. Les serviteurs envoyés par le propriétaire sont les prophètes, le fils du propriétaire qui va être tué par les vignerons, c’est le Christ. Les vignerons à qui le propriétaire donnera la vigne en fermage, après le meurtre de Son Fils, sont ceux qui reconnaîtront le Christ comme Fils de Dieu. 

            Deux lignes après la fin de l’extrait de l’Evangile lu aujourd’hui, il est écrit que ” le Royaume de Dieu sera enlevé à ceux qui rejetteront la pierre angulaire, - c’est-à-dire le Christ, et qu’ils seront écrasés”. L’évangéliste conclut: “en entendant Ses paraboles, les grands prêtres et les Pharisiens comprirent que c’était d’eux que le Christ parlait”.

            Ce serait une grave erreur que de se frotter les mains, persuadés que nous sommes le nouveau peuple élu, que les “méchants” ont été désignés une fois pour toutes et que nous ne sommes pas concernés. Nous sommes concernés. N’oublions pas qu’il est également écrit dans le Nouveau testament que ceux qui ne sont pas chrétiens, mais vivent comme des chrétiens devraient vivre, seront sauvés et que ceux qui se disent chrétiens, mais vivent comme des païens, auront des comptes à rendre. Chacun de nos péchés, chaque mauvaise action est signe de notre rejet de la pierre angulaire qu’est le Christ que nous devrions placer au centre de notre vie. Il est dit aussi “qu’il ne suffit pas de dire Seigneur, Seigneur”, mais qu’il faut appliquer au quotidien l’enseignement du Christ. Il ne suffit pas de se dire chrétien, il faut le devenir et le rester. Nous sommes tous concernés par cette parabole.

            Nous fêtons aujourd’hui sainte Théodora d’Alexandrie. Théodore signifie “don de Dieu” La vie de la sainte est racontée de façon très détaillée dans le synaxaire. Pour ceux qui ont déjà lu des récits des Pères du désert, des Pères de l’Eglise, il est clair que sainte Théodora s’inscrit dans cette tradition. Sa vie est celle d’une jeune femme vertueuse du 5-ème siècle, qui a épousé un homme tout aussi vertueux. Nous savons tous que Dieu éprouve ceux qu’Il aime, directement, ou en laissant faire le Tentateur. Il est écrit que “l’infâme, - c’est à dire Satan, enflamma le cœur d’un jeune homme très riche d’un amour-passion satanique pour la chaste Théodora. Il alla jusqu’à payer des femmes qui s’adonnaient à la sorcellerie pour qu’elles persuadent la future sainte qu’un écart dans sa vie de couple n’aurait aucune conséquence si l’adultère était commis la nuit, car ni Dieu, ni les hommes ne le verraient”. Il est écrit aussi que “Théodora se laissa convaincre et l’acte s’accomplit, parce que les femmes sont, de nature, faciles à persuader, et à cause de l’action de Satan”. L’auteur de ces lignes aurait pu ajouter que dans ce genre de situation, les hommes sont tout aussi faciles à persuader.

La différence entre une sainte ou un saint et nous, entre sainte Théodora et nous c’est qu’elle a éprouvé immédiatement un immense remords. Elle a fui dans le désert, déguisée en homme, et est entrée dans un monastère pour y expier sa faute. Acceptée par l’higoumène, elle a vécu jusqu’à la fin de sa vie au monastère ou auprès du monastère pendant une période de sept ans quand elle a été calomniée par des moines jaloux, puis de nouveau au monastère, faisant de nombreux miracles. L’on ne découvrit que le moine Théodore était une femme qu’à son décès. Son mari entra alors dans le même monastère et à sa mort, il fut enterré à ses côtés.

Juste avant de quitter ce monde, Théodora avait confié son fils adoptif à l’higoumène après lui avoir laissé un testament spirituel, à la manière des Pères de l’Eglise. Ses recommandations s’adressent aux moines, comme à nous qui vivons dans le monde:

            “Recherche, mon enfant, la richesse de l’âme, qui est véritable et non celle du corps qui est trompeuse. Ne cherche pas l’honneur venant des hommes, car il nous conduit en enfer, mais recherche la gloire céleste. Déteste l’excès de sommeil, aime la tempérance, ne donne pas d’importance au soin des vêtements. Sois toujours prompt à la prière, prends bien garde à ne jamais négliger ton office. Sois toujours aimable envers tes frères, aide-les autant que tu peux, et sers les faibles. Ne cherche pas à vivre du travail des autres. Garde toi bien de juger quiconque, même en pensée (…). Ne te moque de personne, surtout quand celle-ci se trouve dans le malheur. Quand tu apprends qu’un frère est négligent, prie Dieu de le corriger. Visite et aide les malades, sois le serviteur des frères afin de devenir ami du Christ qui pour toi S’est fait serviteur et esclave. Fais toujours attention à ne pas tomber dans les tentations; et s’il arrive que tu tombes, relève-toi de suite en te repentant et mets-toi aussitôt en prière. Si tu agis de cette façon, Dieu t’exaucera toujours et t’aidera spirituellement et corporellement”.

            Chacune de ces paroles est fondamentale. Gardons-les à l’esprit en permanence en faisant le point sur notre vie spirituelle.      

juillet 1st, 2011

Calendrier des offices 2011/2012

juin 19th, 2011

Saint-Prix 2011 /2012: liturgies:

août:
27/28 (liturgie de “pré-rentrée” + baptême).

septembre:
10/11 (liturgie suivie d’agapes de “retrouvailles”),
24/25

octobre:
09/10,
22/23

novembre:
05/06,
19/20

décembre:
03/04,
17/18,
24/25 (Noël)

janvier:
07/08 (Théophanie),
21/22 (+ arbre de Noël le samedi)

février:
04/05 (report de la Sainte Rencontre: Fête paroissiale),
attention: dimanche 26: pas de liturgie: vêpres du Pardon le soir à 19h00 (retour de Troyes): (début du carême)
lundi 27: 19h00: lecture du Canon de Saint André de Crête

mars:
03/04 (Triomphe de l’Orthodoxie),
17/18 (la Croix),
31/(vêpres Marie l’Egyptienne)

avril:
01 (liturgie Marie l’Egyptienne),
07/08 (Rameaux),
lundi 09:(Présanctifiés) (soir),
jeudi 12: (12 Evangiles),
vendredi 13 (Ensevelissement),
samedi 14: 20h30 / dimanche 15 (Pâques)
28/29 Myrrhophores

mai:
12/13,
mercredi 23: vêpres ou vigiles de l’Ascension

juin:
02/03 (Pentecôte),
16/17,
23/24 ( liturgie suivie d’agapes)